Visite des installations de l’INASEP

Ce 8 octobre 2015, nous avons visité la station d’épuration de Lives-sur-Meuse. Nous remercions notre guide, Monsieur Lemaire, qui a rendu cette visite très intéressante et passionnante. La station de Lives-sur-Meuse, d’une capacité de 90.000 équivalents-habitants, épure les eaux domestiques uniquement. Les eaux sont collectées sur une distance de 25 km. Étant donné la géographie accidentée de ces 25 km, INASEP a installé 54 pompes afin d’acheminer l’eau jusqu’à la station. Ces 25 km se répartissent sur la rive droite et la rive gauche de la Meuse et de la Sambre. Le dernier collecteur achemine l’eau naturellement depuis le pont des Grands Malades situé à Jambes.

L’épuration avant rejet à la Meuse se fait en trois étapes de façon entièrement automatisée :

  1. Le prétraitement. L’eau est débarrassée des éléments solides tels que canettes, bois, plastiques, feuilles, etc. Ensuite on élimine les huiles et graisses qui sont en surface et les minéraux tels que cailloux, sable, terre qui étant plus lourds se retrouvent au fond. Afin d’éviter la diffusion des odeurs, cette étape se fait dans un bâtiment fermé et aéré.
  2. L’épuration biologique. L’eau est dirigée dans deux bassins ayant chacun une capacité de traitement de 900 m³/h. Il faut 10 heures aux bactéries pour épurer l'eau. Le traitement se fait biologiquement par les bactéries contenues dans l'eau. Celles-ci ayant besoin d’oxygène pour vivre, on injecte de l’air dans l’eau. Une analyse constante permet de connaître le moment de début et de fin de cette injection car trop ou trop peu d'oxygène est inadéquat pour la vie des bactéries.
  3. La décantation. L’eau mélangée des deux bassins d’épuration est introduite dans deux bassins de décantation. Les bactéries plus lourdes que l’eau sont recueillies au fond des bassins de forme ronde et profonds de 6 m. L’eau claire est quant à elle rejetée à la Meuse.

A la fin du processus, il reste à traiter les boues bactériennes. Elles sont acheminées dans un gigantesque filtre afin d’être séchées à 30% et servir comme engrais à l’agriculture.

Patrick VANDAMME

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